Baobab : matiére première

L’arbre au tronc ventru et au bois mou gorgé d’eau (on l’appelle pour cela « arbre bouteille ») a une allure caractéristique. Il est généralement très massif et peut atteindre 25 m[réf. nécessaire] de haut et plus de 12 m de circonférence[réf. nécessaire] ; son diamètre atteint 5 à 7 m1. Il présente au sommet du tronc une couronne de branches irrégulières et dépourvues de feuilles neuf mois sur douze[réf. nécessaire] (en tout cas, les feuilles sont absentes tout au long de la saison sèche, ce qui peut représenter une longue période dans les zones où la saison des pluies est courte1), c’est une des explications à son appellation « l’arbre à l’envers » car il paraît avoir été retourné tête en bas.

L’écorce est fibreuse, grise et lisse, ce qui lui confère un aspect presque luisant lorsqu’elle est vue de loin, quelquefois irrégulièrement tuberculée. Elle a la particularité de pouvoir se régénérer. Le bois est mou et spongieux.

Adansonia digitata a un caractère botanique unique dans le genre Adansonia : des fleurs blanches pendantes, au contraire des autres espèces à fleurs érigées. Ces fleurs mesurent environ 15 cm de diamètre1 et sont suspendues au bout d’un long pédoncule. La floraison a lieu durant les deux premiers mois de la saison des pluies.

Le fruit du baobab (pain de singe) se présente sous une forme oblongue d’environ 100 mm de diamètre et 200 mm[réf. nécessaire], voire 30 cm de long1. Il est entouré d’une coque assez dure, ligneuse, et contient des graines enrobées d’une pulpe déshydratée.

Cette essence et ses fruits font l’objet de nombreux usages traditionnels, ou rénovés:
Sac en fibres d’écorce de baobab africain